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Mem

STASSENS Danielle

Bruxelles

Publié: mardi 8 avril 2003, par Stassens Danielle

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Nationalité : belge

Ster : Où et quand as-tu appris la musique ?

Dès mon plus jeune âge, à l’école primaire, nous apprenions les bases du solfège et de la flûte. Certains se souviendront de cette flûte en bois avec sa sonorité particulière ! A 9 ans, à l’académie de Gosselies (Charleroi), j’ai suivi des cours de piano, solfège et diction (j’adorais chanter). Malheureusement, au bout de trois années, des circonstances familiales déplaisantes marquèrent l’arrêt de mes activités musicales.

Ster : Comment as-tu choisi le saxophone alto et quel est ton parcours depuis que tu en joues ?

La musique fait partie de ma vie, elle est mon énergie. J’adore le king Elvis avec son rock endiablé, mais aussi les Beatles, Supertram, Genesis, Police, Dire Straits, Barry White, Gloria Estefan, Gloria Gainor, Eric Clapton, Johnny, Charles Aznavour et bien d’autres. C’est en 1984, que j’ai décidé de reprendre la musique, les cours de solfège et un autre instrument. Mon choix se porta sur le saxophone alto. C’est en me replongeant dans l’écoute des styles de musiques des années 50 à 70 que le son du saxophone résonna dans ma tête. Je me documentai le plus que je pouvais sur les différents artistes tels que : Stan Getz, Sonny Rollins, Charlie Parker, Lester Young, Phil Woods, Gerry Mulligan, Paul Desmond, John Coltrane……David Sanborn. Je pris la décision de m’inscrire à l’académie d’Auderghem, chez Mme. Capouillez (pour le cours de solfège), chez M. Jacquet (pour le saxophone) et de terminer le cycle des six années aux académies d’Etterbeek (solfège), de Woluwé Saint Pierre chez M. Philippe Leblanc (saxo) et de Woluwé Saint Lambert chez M. Jocelin Denis (saxo).

Dès la cinquième année de pratique du saxophone, l’envie de côtoyer d’autres instruments se fit sentir. M. Jacquet eut la bonne idée de m’orienter vers l’Harmonie Royale de Mont-Saint-Pont (Petit Hameau) de Braine-L’Alleud, sous la direction de M. Jean-Jacques Vertenoeuil, trompettiste à la Musique de la Force Royale des Guides.
En 1997, M. Vertenoeuil m’invita à faire partie de la Fanfare de Braine le Château.

Au printemps 1998, un superbe concert-échange s’est déroulé entre l’Harmonie de Mont-Saint-Pont et l’Harmonie Royale de Vilvoorde. Je fus très impressionnée par le choix des œuvres exécutées par cette harmonie ; c’était sous la direction de M. Paul Schoovaerts. J’avais la ferme intention, bien que ne parlant pas le néerlandais, de m’informer sur les possibilités d’adhérer à cette formation. Paul m’accepta les bras ouverts ! Merci Paul, car depuis ce jour là ……je suis parmi vous à la Ster.
A Vilvoorde, l’accueil fut des plus plaisant et je n’oublierai jamais mes deux amis : Fernand Burton et Willy Janssens qui ne manquaient pas de m’apporter quelques conseils bienvenus.

L’envie de perfectionnement sans doute m’a poussé à suivre le cours de lecture à vue et transposition chez M. Philippe Lambert, à l’académie de Watermael-Boitsfort.

Ster : Tes parents jouent-ils également de la musique ou as-tu des frères ou sœurs qui jouent d’un instrument ?

Mon milieu familial n’a pas été propice à un encadrement musical. Cela marque évidemment un grand bémol dans la pratique et l’évolution de la musique. Le fait de suivre des cours en académie, de rencontrer des musiciens lors des répétitions, concerts et l’écoute quotidienne de toutes les musiques m’ont donné la force de progresser mais j’aurais voulu aller plus loin……

Ster : La musique a-t-elle une grande place dans ta vie ?

Oui, très certainement, avec trois harmonies !!! Sans la musique, il n’y a pas de vie, c’est elle qui nous donne le rythme, les battements du cœur en sont un exemple. C’est aussi une superbe aventure, nous pouvons nous mettre dans l’ambiance des différentes époques lors de chaque œuvre exécutée. Le choix de notre instrument implique un intérêt pour son histoire, la lecture et l’écoute discographique nous en donnent la possibilité. Depuis le quatrième trimestre de l’année 2003, dans le Ster’mania, notre ami Gilbert Vanden Berghe nous a fait découvrir « 100 ans de jazz » de la Nouvelle Orléans à nos jours ; ses articles sont très intéressants sur ces fabuleuses époques.

Ster : Quel métier exerces-tu ?

Cela fait dix ans que je suis employée (temps plein) dans une asbl qui s’occupe de personnes toxico-dépendantes de produits (médicaments, tabac, alcool, drogues) qui se trouvent en milieu carcéral (sur le territoire de la Région bruxelloise et à Ittre). C’est un travail assez exigeant, je suis confrontée quotidiennement à la pauvreté humaine. A cela s’ajoutent des tâches plus administratives : la gestion du personnel, les relations avec les pouvoirs subsidiants, la fonction de conseiller en prévention et protection au travail au sein de douze centres « toxicomanies ».

Ster : As-tu d’autres hobbies ?

La musique est mon passe temps préféré, mais ce ne fut pas toujours le cas. La pratique de différents sports m’attirait comme le ski alpin, le patinage sur glace, la natation, le bowling, le vol en planeur et en U.L.M., l’aérobic, le fitness.

Ster : Depuis combien de temps es-tu parmi nous et comment es-tu arrivée chez nous ?

En juin 2000, Paul m’a demandé de rejoindre son harmonie à Evere. Jouant déjà au sein de trois harmonies, il ne m’était pas possible d’en accepter une quatrième. J’ai donc dû me résoudre à démissionner de l’harmonie de Vilvoorde.

Ster : Tu es trésorière depuis peu, est ce difficile à assumer ?

Difficile ? Non. C’est un travail qui demande une connaissance et une maîtrise d’un plan comptable, une assiduité, une bonne organisation et un classement rigoureux des différentes pièces justificatives. Il est évident que c’est un plus après ma journée de travail et mes répétitions, mais je l’intercale le week-end.

Ster : Comment as-tu vécu tes premiers concerts ?

Je ne me souviens plus très bien mais cela devait être un stresssss énorme, tout allait trop vite ! Je ne m’occupais que d’une seule chose : pouvoir assurer toutes les œuvres du début à la fin sans fausse note, mais ce n’était pas toujours gagné ! Actuellement, lors de concerts importants, il m’arrive encore d’être un peu angoissée, mais l’organisation du spectacle est tellement bien gérée que tout roule à merveille.

Ster : Y en a-t-il un ou plusieurs qui te restent ou te resteront plus particulièrement en mémoire ?

Oui, je pense plus particulièrement aux concerts que nous avons donnés au Bozar, impressionnants par la grandeur de la scène, de la salle, du nombre de spectateurs mais également par la diversité du spectacle (nous étions en première loge !). Les prestations sur la Grand’place de Bruxelles avec Karine Bosanne et Willy Adams sont très agréables par la joie du public et le cadre majestueux. Et bien entendu notre concert de fin d’année où Paul et Léontine nous recherchent une nouvelle artiste des plus talentueuse.

Ster : comment vis-tu le stress de notre chef avant un concert important tel fin d’année ou autre ?

Plusieurs semaines avant un concert important, nous ressentons déjà la tension nerveuse de notre chef mais nous savons tous qu’il fait de son mieux et qu’il veut que tout soit parfait. Pour ma part, quand vient le moment du concert, j’adopte la devise suivante : « Tout l’art consiste à ne pas « pomper » le surplus de stress de notre chef car notre dose est déjà à saturation ». Donc, d’une oreille j’écoute les consignes et de l’autre j’évacue le reste. En coulisse, je me centre sur ma respiration et fais le vide dans ma tête. Une fois au pupitre, ma concentration est au maximum.

Ster : Quel message voudrais-tu transmettre aux musiciens de l’orchestre jeunes et moins jeunes ou au chef d’orchestre ?

Faites-vous plaisir, amusez-vous dans l’art de la musique on y trouve une joie immense. Ayez la volonté de persévérer au fil du temps, ne vous découragez pas trop vite, entourez-vous de musiciens expérimentés.

Pour ma part, j’ai eu le plaisir d’inviter Olivier Groutars à rejoindre le pupitre des trompettes à la Ster. Je lui ai proposé de devenir sa marraine (en musique) ; il a d’emblée accepté, je suis présente quand il a besoin de moi pour un lift en voiture ou des renseignements divers. Je trouve la formule adéquate, le jeune sait qu’il peut faire appel à son parrain ou sa marraine dès qu’il le souhaite, cela le rassure, le guide dans l’organisation de sa vie musicale et soulage un peu ses parents.

Merci Paul pour tout ce que tu nous apportes : la diversité du répertoire, le choix des morceaux, ton dynamisme, ta manière bien particulière de diriger tout un orchestre.
Merci à Léontine, à notre président, à Fernand qui s’investissent sans compter et pour que chaque mercredi et lors des concerts nous puissions jouir du plaisir musical. Merci aussi aux « petites mains bienveillantes » lors de nos manifestations plus particulières comme les : Carbonnades, Stoemps, Concerts de fin d’années…..sans qui rien ne serait pareil. A Michel pour la création et la mise à jour de notre site internet www.desterevere.cjb.net .
A Philippe pour ses magnifiques reportages photos. Et enfin merci à vous tous d’être là.

A mercredi pour de nouvelles aventures.

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