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Mev

CUYT Monique

Evere

Publié: mardi 8 avril 2003, par Michel Possoz

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Age : 46 ans
Nationalité : Belge

Ster : Quelle est ton activité professionnelle
Je suis soignante dans l’institution Saint Joseph à Evere
Mon travail consiste à apporter des soins aux personnes âgées
Dans les années passées c’était seulement une maison de repos mais, depuis quelques années, c’est devenu une institution de soins.
Je veux dire par là qu’ici les gens vont pousser leur dernier soupir.
Le travail est très agréable et varié. Malheureusement, de temps en temps, je dois assurer un service du soir, ce qui m’oblige à être absente à une répétition et parfois certains concerts).
C’est un travail qui apporte beaucoup de satisfaction, donc, je l’exerce avec plaisir.

Ster : Où et comment as-tu commencé à apprendre et à jouer de la musique ?
A l’âge de 8 ans, j’ai commencé à la fanfare de Diegem comme majorette !
A un certain moment, j’ai commencé à grandir, la tenue devenait trop petite et cela coûtait trop cher pour la fanfare de se permettre de m’en fournir chaque fois une nouvelle.
A cause de cela, j’ai commencé le solfège, encore toujours à la fanfare de Diegem.
J’avais à peine appris à connaître la gamme que j’ai pu choisir un instrument : le saxophone soprano.
Je recevais des leçons auprès d’un membre de la fanfare de Diegem mais notre chef, Monsieur Mertens, à l’époque directeur de l’école de musique de Evere, trouvait cela insuffisant : il m’a donc conseillé de venir à l’école de musique.
Là, mon professeur n’était autre que Paul Schoovaerts. A l’époque, je devais avoir 12 ou 13 ans.

Ster : Depuis combien d’années joues-tu chez nous ? Et comment cela a-t-il commencé ?
Il y avait quelques problèmes à Diegem. Suite à des considérations politiques il m’ont un peu laissée sur le côté. J’ai alors dû dire à Paul Schoovaerts que je ne pouvais plus venir à l’école de musique car je n’avais plus d’instrument.
Il m’a demandé si je voulais encore jouer de la musique, ce à quoi j’ai de suite répondu affirmativement.
Il m’invita à venir jouer à la musique de Haren où il était dirigeant.
C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de Christian Pepermans qui, aujourd’hui, est encore toujours un excellent ami.
C’est là aussi que j’ai rencontré Pierre De Snijder, et cela n’a pas duré longtemps pour que je me retrouve à De Ster. J’y étais une des plus jeunes.

Ster : Où joues-tu encore ?
De temps en temps je joue également dans d’autres sociétés musicales d’Evere (La “Sainte Cécile” et les “Plezante Wielrijders”).
Par l’intervention de Ludo et de Gérard j’ai également atterri à Beigem. J’y joue du sax baryton.
Le dirigeant des Plezante Wielrijders est Roland De Klippel qui dirige également à Zaventem, où je prête également à l’occasion mon concours.

Ster : Comment te sens-tu au sein de notre groupe ? Y a-t-il une différence par rapport à d’autres harmonies ?
Depuis que je joue à De Ster et dès le début, j’ai vu l’harmonie s’épanouir, cela fait maintenant bientôt 30 années.
Au début, l’harmonie se composait uniquement de gens d’Evere. Cela a bien changé.
Au début, le groupe était moins étoffé mais il y régnait une atmosphère agréable (une grosse ambiance !)
Parfois il n’y avait que 10 musiciens présents au pupitre, ce qui, depuis lors, a bien changé.

Mais je trouve que l’atmosphère y est encore toujours très agréable et c’est chouette d’avoir dans notre groupe beaucoup de cultures et de langues.
L’aspect multiculturel est très certainement présent et c’est très agréable.
J’essaie d’avoir une bonne relation avec chacun et, naturellement, on m’entend de loin.

Ster : Quels sont tes meilleurs souvenirs jusqu’à aujourd’hui ?
Le développement de l’harmonie et, sans aucun doute, lorsque Karine Bosanne nous a rejoints.
Je la considère comme une excellente chanteuse qui donne de la puissance à l’ensemble.
Les concerts à la Grand Place sont un must.
Voir toutes ces personnes joyeuses qui dansent, quelle que soit leur nationalité, apporte une sorte d’enrichissement.
Ce que je dois quand même regretter, c’est la suppression du banquet ; cela nous permettait de s’éclater.

Ster : Comment ressens-tu le stress du chef lors des dernières semaines avant un grand concert ?
Il est fort stressé et, parfois, il ne devrait pas s’en décharger sur ses musiciens.
Je peux comprendre son stress mais cela doit rester agréable (car ce stress peut blesser certaines personnes).

Ster : Tu as une fille, Sophie, qui joue de la clarinette dans notre orchestre. Comment une maman ressent-elle cela ?
Je suis fière qu’elle a choisi également de jouer d’un instrument.
J’ai quand même dû l’encourager, mais il y a un résultat car elle joue avec beaucoup de plaisir.
Et elle aussi m’encourage parfois à aller répéter, même quand je suis très fatiguée.
Je suis heureuse que, grâce à cela, je peux me déplacer avec ma fille et que je peux la laisser bénéficier également de ces moments agréables.

Ster : Quel genre de musique a ta préférence, pour l’écouter ou la jouer ?
Je suis une grande fan d’Elvis Presley, d’Abba, de Boney M…, en résumé les années 60 et surtout la musique de danse.
J’aime les voix fortes et rauques.
J’aime beaucoup le répertoire interprété par l’harmonie, la musique swing me plaît beaucoup !
Cela m’a également appris énormément.

Ster : Quel message voudrais-tu faire passer aux jeunes musiciens de l’orchestre ?
Apprendre la musique peut être lassant mais, en regardant vers le futur, c’est quand même une des plus belles choses de la vie, dont on peut profiter à en mourir.
Il n’y a pas d’âge pour être musicien, et que ferait-on sans la musique ?
Les jeunes sont l’avenir de l’harmonie et on a bien besoin d’eux pour poursuivre l’épanouissement de l’harmonie car je trouverais très malheureux que De Ster n’existe plus.
Donc, ne laissez pas tomber et faites de la musique le mieux possible.
Je leur souhaite beaucoup de succès !

PS. C’est grâce à Pierre De Snijder et Paul Schoovaerts que j’ai pu arriver là où je suis. Pour cela, un grand merci.

Nous aussi nous tenons à te remercier, tu fais partie avec Pepy des piliers de l’orchestre et 30 ans de parcours avec le même chef qui en plus a été ton professeur ”faut le faire” comme on dit.
Ta bonne humeur au pupitre est le soleil qui fait briller notre étoile et même si « le chef » n’est pas toujours commode, je sais que tu es et restera toujours ( comme il aime t’appeler) « SON AMOUR de TOUJOURS ».

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