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Melle

VANHOUTVINCK Laurence

1083 Bruxelles

Publié: mardi 8 avril 2003, par Laurence Vanhoutvinck

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Nationalité : Belge

Ster : Où et quand as-tu appris la musique ?

Petite déjà, j’adorais chanter. Mes parents disent même que je ne faisais que ça à longueur de journée… Je me souviens, j’avais un petit enregistreur que je trimballais partout avec moi et je passais en boucle les génériques de dessins animés de l’époque… Quand je commençais, c’était quasiment impossible de m’arrêter. J’étais même du genre à demander à ma marraine de chanter « Frère Jacques » en canon… mais au moins 25 fois d’affilée ! Ma marraine chantait dans une chorale paroissiale à l’époque et à mes 8 ans, elle m’a proposé de venir avec elle ce que j’ai accepté. J’ai donc commencé en tant que choriste mais la chef de chorale de l’époque enseignait également la musique et plusieurs instruments à des enfants de mon âge. Après quelques mois de chant, elle m’a demandé si je ne serais pas tentée par l’apprentissage d’un instrument. J’ai directement accepté de prendre des cours avec elle. Je n’ai jamais fait l’académie de musique mais j’ai eu la grande chance de commencer avec l’instrument directement entre les mains et depuis ce jour, je ne l’ai plus lâché...

Ster : Comment as-tu choisi la flûte traversière et quel est ton parcours depuis que tu en joues ?

Lorsque le professeur dont j’ai parlé plus haut m’a proposé de jouer de la musique, j’ai voulu apprendre le piano. En effet, le piano me fascinait et j’aurais vraiment aimé en faire mais malheureusement elle avait déjà un trop grand groupe d’enfants pour cet instrument. Il restait la flûte et le violoncelle. J’ai choisi la flûte car j’étais davantage attirée par les instruments à vent et j’ai commencé les cours. Aujourd’hui je ne regrette pas du tout ce choix car la flûte est un instrument que j’ai appris à travailler et à aimer. J’en tire une grande satisfaction et malgré le fait que d’autres instruments tels que le piano ou la clarinette m’attirent également beaucoup, je n’arrêterais pas la flûte pour autant… Après avoir appris les bases avec ce professeur de musique, j’ai continué à suivre ses leçons et à l’âge de 12 ans j’ai commencé à jouer dans l’orchestre classique qu’elle dirigeait à cette époque. Grâce à cela j’ai encore appris davantage. Pour des raisons de santé, elle a arrêté alors que je devais avoir environ 16 ans. Malgré ça j’ai continué à jouer dans l’orchestre sous la direction d’un autre chef puis j’ai rejoins l’harmonie de Ster ou j’apprends encore lors de chacune des répétitions… J’ai joué une petite année dans l’harmonie de Jette également mais cela faisait un peu beaucoup en une fois donc j’ai préféré me limiter au Ster qui m’apporte beaucoup à tout point de vue…

Ster : Tes parents jouent-ils également de la musique ou as-tu des frères ou sœurs qui jouent d’un instrument ?

Absolument pas… Je suis la seule et unique dans la famille. J’ai eu la chance d’avoir une marraine qui chantait et touchait donc un peu au domaine musical car sans cela, je ne suis pas certaine que j’aurais commencé un jour. Ma petite sœur a commencé la flûte quelques années après moi mais elle n’a pas accroché. Elle s’est tournée plutôt vers le sport. Mais maintenant que je sais le bien, la satisfaction et l’univers que peut apporter la musique dans une vie, je suis convaincue en tout cas que j’essayerai de partager ça avec mes enfants plus tard, si j’en ai…

Ster : La musique a-t-elle une grande place dans ta vie ?

Je dirais même qu’elle ay joue un rôle essentiel… Je pense que c’est l’activité par excellence qui parvient à me transporter dans un autre monde… Il peut m’arriver n’importe quoi, après 2 heures de répétition le mercredi soir, la bonne humeur est toujours au rendez-vous. La musique arrive à me faire oublier petits soucis comme grand tracas. De même, je reste convaincue que la musique est un excellent moyen d’expression… Quand il y a des choses que je ne sais parfois pas exprimer, j’arrive à les jouer et ça me fait me sentir mieux. Mais pour moi, la musique est également synonyme de partage et de don… Elle est partout et à tout moment. Elle date d’une époque bien lointaine avant nous et sera encore bien longtemps après nous. Elle est universelle et permet à tout le monde de se comprendre. C’est quelque chose de merveilleux qui donne des couleurs à la vie qui, sans elle, serait bien triste…

Ster : Quel métier exerces-tu ?

Je suis institutrice primaire… C’est un métier que je rêvais de faire depuis l’âge de 3 ans et ce rêve s’est maintenant concrétisé. J’essaye d’ailleurs de transmettre à mes élèves quelques notions smples concernant le rythme, le chant et autre et c’est le moment qu’ils attendent avec le plus d’impatience durant la semaine.

Ster : As-tu d’autres hobbies ?

La musique est et restera mon passe temps favori… Je ne m’imagine pas arrêter de jouer un jour. A côté de ça, mon métier me prend déjà beaucoup de temps et j’essaye de m’y investir un maximum pour le faire correctement… J’essaye aussi de faire pas mal de sport car c’est important également à mes yeux. Je fais de la natation avec l’école, du fitness en salle et j’ai commencé depuis peu des cours de body step. A un tout autre niveau, je considère l’étude des langues étrangères comme une autre de mes activités favorites. La prochaine sur ma liste est l’étude du japonais pour l’année prochaine !

Ster : Depuis combien de temps es-tu parmi nous et comment es-tu arrivée chez nous ?

Vers l’âge de 15 ans, je suis venue assister à un concert donné par le Ster grâce à un ami clarinettiste qui avait appris chez le même professeur que moi et qui avait rejoint l’harmonie. Quand je suis sortie de la salle je n’en revenais pas… Je me rappelle qu’à la fin de la représentation, la seule chose que j’ai su dire c’est « Eh bien… le jour où j’arriverai à jouer comme ça et à faire partie d’une harmonie pareille… ». Je n’ai même pas terminé ma phrase… pour moi il était évident que cela n’arriverait jamais. J’avais été sincèrement et totalement impressionnée… Souvent, cet ami blaguait en me disant qu’il viendrait un jour me chercher par surprise pour m’emmener à une répétition avec lui… Mais un jour, il l’a réellement fait… Je venais d’avoir 17 ans et j’étais morte de trouille, persuadée de n’avoir aucunement le niveau requis pour pouvoir rester assise sur cette chaise au milieu des musiciens qui m’avaient fait une si forte impression… Et pourtant depuis ce fameux soir je ne l’ai plus quittée cette chaise et j’en suis ravie ! Cela va donc bientôt faire 7 ans déjà que j’ai eu l’extrême honneur de rentrer dans la grande famille que forme le Ster…

Ster : Tu fais partie des jeunes du groupe mais fais déjà partie des « anciennes » comment te sens-tu parmi nous ?

Je me sens on ne peut mieux (rire)… Je me suis sentie très vite à l’aise après les quelques premières répétitions. Quand j’ai senti que j’arrivais à suivre dans certains morceaux et que je continuais à apprendre au contact des autres, j’ai compris que je pourrais rester et continuer à travailler malgré mes premières appréhensions qui étaient en réalité infondées. On sent tout de suite que l’ambiance et la convivialité du Ster est quelque chose de rare et de précieux à la fois. Tout le monde s’entend, se dit bonjour, on sait rire entre nous de tout et de rien, le chef a toujours un mot gentil ou une bonne humeur communicative qui détend tout le monde… Je me fais chaque semaine une joie de retrouver les autres car tout le monde est le bienvenu au Ster et cela se sent !

Ster : Comment as-tu vécu tes premiers concerts ?

Comme toujours d’abord avec une certaine anxiété… Mais j’avoue que le premier concert a été un réel enchantement, parce que cette fois, ça y était, c’était moi qui me tenais sur l’estrade avec les autres et plus dans le public. J’espérais être à la hauteur mais la présence des autres me rassurait. Dans mon autre orchestre, nous n’étions que deux flûtistes à l’époque et parfois je me retrouvais même seule lors des concerts, ce qui ne m’apportait que de l’angoisse et pas beaucoup de plaisir… Mais là tout était différent, on pouvait compter les uns sur les autres et puis dans ma tête il était clair qu’une harmonie pareille ne pouvait que donner une représentation superbe… J’a i toujours vécu les concerts avec beaucoup de joie et de fierté.

Ster : Y en a-t-il un ou plusieurs qui te restent ou te resteront plus particulièrement en mémoire ?

Les concerts donnés aux Beaux Arts resteront toujours pour moi inoubliables car en plus de la musique, on vivait le spectacle. De plus, j’avais déjà été voir jouer des orchestres sur cette scène et je ne m’étais jamais imaginée m’y retrouver assise un jour… Mais à présent, grâce au Ster, c’est chose faite ! Les concerts de fin d’année sont toujours intenses et très réussis… Ce sont des moments exceptionnels à chaque fois !
J’apprécie aussi chaque fois davantage les concerts de plein air comme ceux du parc Josphat, de la Grand-Place ou du festival de la musique.

Ster : Quel message voudrais-tu transmettre aux musiciens de l’orchestre jeunes et moins jeunes ou au chef d’orchestre ?

Tout simplement un immense MERCI pour l’accueil, le partage, la joie de vivre et la bonne humeur qui fait partie intégrante de notre harmonie. Cela se peut uniquement grâce à la participation et la présence de chacun… Pour moi la musique n’est autre qu’un rêve à vivre ensemble… Merci au chef et à vous tous d’en faire une réalité !

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